Il y a des films qui arrivent sans prévenir et qui font l’effet d’un feu d’artifice. Ça explose de partout, ça hurle, ça court, ça trébuche, ça enchaîne les gags comme une machine lancée à pleine vitesse. Le Marsupilami version Philippe Lacheau appartient clairement à cette catégorie.
Impossible de rester indifférent. Soit on se laisse emporter par le déluge de vannes et d’action, soit on se sent un peu sonné par la cadence infernale. Mais une chose est sûre : le film ne laisse aucun répit.
Et au centre de tout ça ?
Un bébé Marsupilami aux grands yeux, aux pépiements irrésistibles et à la mignonnerie calibrée pour faire fondre même les plus blasés.
Un rythme survitaminé fidèle à la “bande à Fifi”
Philippe Lacheau ne change pas sa recette. Comme dans Babysitting ou Alibi.com, il mise sur :
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une avalanche de gags
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des cascades improbables
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un montage nerveux
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un humour qui oscille entre absurde et potache
Certaines critiques saluent cette énergie débordante. On parle d’un enchaînement “à la manière d’un domino falling”, où chaque séquence déclenche une réaction en chaîne. C’est construit, pensé, rythmé.
D’autres pointent un excès : trop de frénésie, pas toujours assez de respiration.
Mais c’est précisément cette signature qui fait la force du film. Lacheau ne cherche pas la demi-mesure. Il assume la comédie pop contemporaine, généreuse, parfois excessive, mais toujours vivante.
Un Marsupilami bluffant et attachant
Sur le plan visuel, difficile de nier la réussite.
Les effets spéciaux donnent vie à une créature “plus vraie que nature”. Entre peluche et pixels, le Marsu fonctionne. Il est expressif, espiègle, attendrissant. Ses grands yeux et ses petits cris de bébé déclenchent une empathie immédiate.
Le pari était risqué : succéder à l’interprétation mythique d’Alain Chabat dans Sur la piste du Marsupilami.
Là où Chabat jouait la carte d’une fantaisie un peu mélancolique, Lacheau choisit l’énergie pure.
Et ça marche.
Différemment, mais ça marche.
Entre film de bande et comédie familiale
C’est peut-être là que le film divise le plus.
Certains observateurs estiment que le long-métrage oscille un peu trop entre :
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le film typique de la “bande à Fifi”
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et la grande comédie familiale
Il ne cherche pas toujours à parfaitement concilier les deux univers. Résultat : certaines séquences parlent davantage aux adultes amateurs d’humour absurde, d’autres visent clairement le jeune public.
Mais au fond, c’est aussi ce qui rend l’expérience intéressante.
Les grands et les petits rient… pas forcément au même moment.
Une comédie qui ne s’excuse pas d’être populaire
Il serait facile de mépriser cette comédie sous prétexte qu’elle est bruyante, potache, spectaculaire. Pourtant, beaucoup reconnaissent un vrai sens du comique.
Le rythme est travaillé.
Les gags sont construits.
La mécanique est huilée.
On peut discuter du dosage, mais pas du savoir-faire.
Certaines critiques vont même jusqu’à considérer ce film comme la meilleure comédie de Philippe Lacheau à ce jour. Une œuvre plus maîtrisée dans sa forme, plus ambitieuse dans son rythme.
Burlesque, absurde et action à haute dose
Le film enchaîne :
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bastos
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poursuites
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cascades
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vannes en rafale
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références parodiques
Il n’y a pas plus de deux minutes sans un gag. Cette densité peut fatiguer. Elle peut aussi électriser.
Et derrière la frénésie, il y a tout de même un fil rouge : une intrigue autour du trafic d’animaux, qui apporte une petite dimension morale à l’ensemble sans jamais alourdir la comédie.
Une attraction plus qu’un simple film ?
Plusieurs critiques parlent d’“attraction à sensations fortes”.
C’est exactement ça.
Marsupilami ne cherche pas à être subtil en permanence. Il veut divertir. Amuser. Surprendre. Épuiser un peu aussi.
On en ressort avec la sensation d’avoir été embarqué dans un manège lancé à pleine vitesse. C’est bruyant. C’est parfois excessif. Mais c’est rarement ennuyeux.
Un divertissement assumé pour les vacances
Au final, le film coche ce qu’il promet :
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une créature attachante
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un humour accessible
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une énergie communicative
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un spectacle familial
Ceux qui aiment la bande à Fifi retrouveront leur terrain de jeu favori.
Les enfants, eux, adopteront instantanément ce mini Marsupilami aussi mignon que délirant.
Ce n’est peut-être pas la comédie la plus fine de l’année.
Mais c’est une proposition assumée, populaire et efficace.
Et parfois, dans le grand cirque du cinéma familial, c’est exactement ce qu’on vient chercher.

